DUTTO
03/09/2008


GOTTFERDOM
10/09/2008 18:00


 
Héroïc Fantasy : Lettres de Noblesse — 2/3
date de dernière mise à jour : 30/03/2008 18:21

Généralement conté pour ses hauts faits nobles et courageux, le Héros par excellence est un être admirable de corps et d’âme que les engeances du mal ne sauraient détourner de ses desseins honorables… Mais un tel individu, issu de nos légendes populaires et de la littérature classique, affiche souvent une perfection ennuyeuse bien éloignée des réalités de la nature humaine. Chez Soleil un héros de l’HF est avant tout empli d’humanité c’est à dire autant enclin au courage, à la justice et à l’amour qu’à la peur, au doute ou à la dérision. Être profondément humain ! Telle est sans aucun doute la première des qualités nécessaires à l’accomplissement d’un vrai destin ensoleillé. Mais cela n’est pas toujours suffisant… Alors, comment devient-on un héros d’Héroïc Fantasy chez Soleil ?

Les héros de Soleil avant de devenir dignes des louanges de milliers de fans à travers le monde sont des personnages plutôt intégrés à leur environnement, souvent paisibles, qu’un événement significatif va extraire d’un anonymat relatif. Que ce soit par accident (s’écraser sur une île paradisiaque comme Slhoka), par une intervention divine (Merlin créé par la déesse Ahès pour contrer le christ), par prédestination (Darko des Forêts d’Opale), par nécessité humanitaire (Valnès confronté au Feul, une maladie qui décime son village), ou pour s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment (Granite et Narvarth dans les Naufragés d’Ythaq), ces personnages d’abord anodins se découvrent des ressources extraordinaires, naturelles ou magiques, pour se transformer en héros. Certains semblent naturellement préparés à cette mutation (Dao’Xian le mercenaire des Feux d’Askell ou Dran archimage-guerrier du Seigneur d’Ombre) tandis que d’autres s’y adaptent tant bien que mal (dans Trolls de Troy, Waha ne maîtrise pas les conséquences de son don magique aléatoire). Dans un cas comme dans l’autre c’est dans la sublimation de leurs talents hors normes qu’ils vont pouvoir s’accomplir…
Premier théorème :
Il n’y a pas de héros d’Héroïc Fantasy
qui ne possède des prédispositions physiques,
mentales ou magiques exceptionnelles.
L’union fait la force
Chez Soleil chaque membre d’un groupe constitué autour du héros se doit de posséder un talent unique qu’il soit de type racial (Les Brumes d’Asceltis), intellectuel (Le Grimoire de féerie) ou encore surnaturel (Lanfeust). Il suffit parfois d’un seul compagnon pour combler les faiblesses d’un personnage principal ; ce second couteau peut fournir une défense essentielle de part son expérience (Granite est en même temps le protecteur et le professeur de May dans Nocturnes Rouges), de part sa dextérité au combat (Faude, le garde du corps de la princesse Murmilla dans Elixirs) ou de part ses connaissances de la magie (dans Le chant d’Excalibur Gwynned est soutenue par l’enchanteur Merlin). Quoi qu’il en soit c’est bien la complémentarité des protagonistes qui assure la victoire finale.
Second théorème :
Un héros accompli est un héros
justement accompagné.
Les méchants dans tout ça ?
Nous le savons, il n’y a pas de quête sans épreuves, pas de héros sans méchants. Et pour que l’aventure présente un réel intérêt il faut que le méchant, le boss final, soit à la mesure des hautes capacités du héros. On distingue donc chez Soleil deux principales catégories d’ennemis : les opposés et les ressemblants. Dans le premier cas la dualité est évidente, c’est la lutte du Bien contre le Mal (Paradis perdu), de la belle contre la bête (La Geste des Chevaliers Dragons), ou du peuple contre son tyran (Galfalek). Dans le second cas l’opposition se situe uniquement dans l’usage que les protagonistes font de leurs pouvoirs. S’ils possèdent les mêmes armes (Thanos et Lanfeust) ils n’ont pas les mêmes objectifs, et si parfois le même sang coule dans leurs veines (Marlysa) c’est à la pureté de leurs âmes que se joue la différence...
Troisième théorème :

C’est à la taille de son ennemi que l’on mesure
la bravoure du héros.
Les petits amis…
Afin d’affiner les personnalités de leur héros certains auteurs facétieux insèrent quelques personnages annexes, des créatures animalières qui finissent par occuper un espace considérable. Il n’est plus envisageable par exemple de croiser sur Troy un troll abandonné de ses mouches. Un simple chat, appelons-le Ramsès, devient pour le héros un confident idéal et pour le lecteur un témoin bien pratique (Ishanti). Enfin, ces innocentes petites boules de poil peuvent s’avérer dans certains cas bien plus malin que leurs maîtres et déjouer en toute modestie les pièges les plus assassins (Elixirs).
Quatrième théorème :
On a toujours besoin (surtout lorsqu’on est un héros) d’un plus petit que soi (surtout s’il est poilu et qu’il ronronne).
 
 

LE MALE Le héros masculin type allie clairement un physique plutôt avantageux à un courage dont il ne pourrait se passer. Il lui faut des muscles, plus il y en a et mieux il s’en sort, et une belle gueule de préférence, la séduction faisant partie de ses armes les plus affûtées. On ne demande pas à ce Mâle de déborder de finesse, de culture ou autres qualités cérébrales. Il lui suffit d’être honnête au fond pour que ses défauts les plus évidents (machisme, manque d’éducation, maladresse, etc) s’effacent devant la réalisation héroïque de ses aventures. L’homme de l’Héroïc Fantasy s’élève donc plutôt par ses actes, reflets de sa profondeur d’âme, plutôt que par ses capacités intellectuelles généralement malmenées. Visuel : © Conan Properties International, LCC unless otherwise noted. All rights reserved.

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